BOUTEILLES DE LA PASSION (2)
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Petite fiole ancienne d’eau bénite en argent et cristal taillé finement gravée« IHS », monogramme du nom de Jésus, du grec ΙΗΣ (JES = Jésus), puis du latin « Iesus Hominum Salvator ».
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Le contraste forcé fait mieux apparaitre la gravure sur la photo
Ici encore, le flacon retrouve un usage conforma à sa vocation sacrée originelle. Mais j'ai du pour libérer l'espace, couper le minuscule aspersoir-goupillon qui permettait de cueillir l'eau bénite.
Ebène, bambou, ivoire de remploi, argent, laiton, coton, éponge de mer, fil de soie, perles de verre, fil d’or, résine synthétique.
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Gros plan
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Vu de l'Est
Pour ne pas alourdir l'espace arien par un bouchon au dessus de l'Archange , le goulot est fermé par une lentille de verre. Après séchage complet des matériaux, il a été garanti à la façon du vin de champagne par un muselet torsadé en fil d'argent.
Flacon soufflé par Jean-Michel Wierniezky, Meilleur Ouvrier de France .
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Vu du Sud-Est
En 1421, le chœur roman de l’église s’effondre et sera reconstruit entre 1446 et 1523. En 1776, un incendie ravage le portail ouest de l’église, les trois premières travées et les deux tours seront successivement démolies ce qui agrandira notablement l’esplanade, mais nuira à l’esthétique architecturale de l’ensemble.
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La façade et son parvis avant l'incendie de 1776.
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Vu du Nord
J'ai représenté le flot à mi-marée à mi-Mont pour montrer la me que l'on aperçoit au loin sur l'enluminure.
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Vu de l'Ouest
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Au milieu du chemin de ronde sous la façade nord de la Merveille, un raide degré (escalier) fortifié permettait de monter l'eau puisée à la fontaine Saint-Aubert, la seule source d’eau disponible jusqu’à la construction en 1508 d’une citerne dans l’Abbaye, et pour cela particulièrement protégée par une tour. L'eau était ensuite montée dans le cellier par une corde hissée par une roue dans laquelle marchait un moine.
Les tours des fortifications portaient leurs toits à poivrière.
Des enceintes en « paillis de bois » précédaient les remparts de pierre. Certaines de ces enceintes suivaient la configuration du rocher, montant et descendant, s’interrompant lorsque l’endroit est naturellement inaccessible.
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Le village (simplifié) avec le clocher de l'église Sainte Catherine et le logis à toit d'ardoises de Tiphaine de Raguenel construite pas son époux Bertrand Du Guesclin en 1365 alors qu'il était capitaine de la garnison du Mont-Saint-Michel.
On remarquera la précision de l'enluminure sur laquelle on distingue tous joints blancs des faitières demi-rondes des toits couverts de tuiles plates.
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Les jardins potagers et le colombier
A l’époque : « Il existait au sud des jardins, des arbres fruitiers, des poulaillers […] et au dire des voyageurs, quelques têtes de bétail. Les Très Riches Heures semblent, elles représenter un colombier… » (Le Mont-Saint-Michel au Moyen-Âge, Ed. Jean-Paul Gisserot. )
Sur le versant nord, il est difficile de connaitre l’état de la végétation, mais l’on peut supposer qu’à l’instar des larges espaces vides qui entouraient les villes et les châteaux fortifiés, les arbres pouvant protéger des attaquants n’étaient pas tolérés en ces temps de guerre de Cent Ans.
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L'armée anglaise occupe l'Île voisine de Tombelaine. Souvent attaqué par leurs soldats, puis durant les guerres de religion, autonome et bien défendu, le Mont n'a jamais été pris.
Quand il n'est pas assiégé, des cogges de transport approvisionnent le Mont et d'autres de guerre surveillent la mer.
Les sources principales
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L'enluminure des frères de Limbourg (1410)
in "Les très riches heures du duc de Berry"
Musée Condé, Chantilly. Draeger Editeur, 1969.
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Le vues numériques du livre d'Olivier Mignon, Cyrille Castellant et Olivier Mignon.
Editions jean-Paul Gisserot