- "Qu'importe le flacon" ?... Ah mais si, il importe !
L’essentiel n’est pas de faire un beau sujet dans une bouteille quelconque, l’essentiel est de ne pas faire un beau sujet dans une bouteille quelconque, mais dans un beau flacon qui l’enveloppe harmonieusement.
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La forme chaloupée de cette carafe Geneviève Lethu ®, présentée couchée, enveloppe la vague.
La teinte ambrée du verre de laboratoire évoque le soleil du désert.
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La teinte fumée fait disparaitre la terre et l'espace dans la nuit sidérale.
« Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »
Alfred de Musset, dans La Coupe et les Lèvres (1831)
Un verre mal adapté peut casser l'image d'un bateau en bouteille comme il peut masquer les qualités d'un bon vin.
Les anciens, ne connaissant pas nos verres industriels moulés grossièrement, utilisaient les carafes des précieux services de table, des flacons d'apothicaires et autres ballons soufflés à la bouche, d'où une harmonie, souvent spontanée, qui à perduré jusqu'aux premières (et rapidement dernières) bouteilles cylindriques soufflées à la canne qui s'accordaient si bien avec les grands Cap-Horniers. La présence de bulles et de cordes (*) y ajoutaient parfois une petite note rustique.
Les beaux flacons décoratifs ne manquent pas de nos jours, ils méritent d'être recherchés, voyez la carafe Geneviève Lethu ® qui, couchée, enserre la copie de la Vague d' Hokusai.
(*) Si l'on ne parle pas de cordes sur un voilier, hormis celle de la cloche qui sonne les quarts, les cordes, sur un flacon, sont des traces en forme de fils hélicoïdaux qui s'enroulent sur le verre, elles résultent d'un défaut d'homogénéisation de la pâte. Leur enroulement en spirales vient du fait que le souffleur fait tourner rapidement sa canne pour empêcher la masse de pâte verre en fusion de s'affaisser sous son propre poids.