L'ARRIVÉE DE DUPERREY A TAHITI EN 1822-23.
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Réalisée sur commande en 1985, je n'avais pas conservé d'images de cette bouteille quadragénaire.
Elle représente l'arrivée de Louis Isidore Duperrey, lieutenant de vaisseau, explorateur et hydrographe, à l’île de Tahiti au cours de son voyage de circumnavigation.
L'explorateur ne méritait pas son oubli relatif, ayant en quatre ans rapporté des informations scientifiques majeures et cela sans aucune perte humaine ni matérielle, un exploit à l'époque.
Je me suis inspiré à l'époque des documents graphiques issus des voyages au siècle précédent de Bougainville (1766-1769) et James Cook (1772-1779), ceux de Duperrey étaient beaucoup moins popularisés.
Mon commanditaire possédait une très belle collection de "Relations de voyages", des éditions d'époque rares qu'il ne m'était pas possible d'emporter pour consultation en raison de la très grande taille des volumes et de leur fragilité.
Aujourd'hui, avec internet, l'on dispose d'une masse d'informations décuplée et facilement accessible.
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La Coquille est une gabare-écurie transformée et reclassée en corvette. Construite à La Seyne-sur-Mer en 1811, elle naviguait auparavant entre la France les côtes d'Afrique du Nord et d'Espagne.
James Cook avait utilisé pour ses voyages des navires charbonniers construits à Whitby, réaménagés et rebaptisés HMS "'Endeavour", "Resolution", "Adventure" et "Discovery". Whitby était un grand port de construction navale et baleinier, mais aussi producteur d'un jais (variété noire et vitreuse de lignite fossile) de la meilleure qualité, alors très utilisé pour les bijoux et les parures de deuil.
Pour le navire, j'ai travaillé avec les gravures de l'Astrolabe, le nouveau nom de la Coquille après 1826, pour un nouveau voyage sous le commandement de Jules Dumont d'Urville, ancien second de Duperrey qui, en deux voyages, (1822-1825 et 1826-29, partira à la recherche des traces l'expédition disparue en mer de la Pérouse et enfin, lors d'un troisième voyage (1837-1840), descendra vers le Pôle Sud jusqu'à l'Antarctique où il découvre la Terre Adélie qu'il baptise du prénom de son épouse Adèle.
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François Geoffroi Roux - The University of Washington Libraries
Ces navires de charge, robustes et volumineux, étaient bien adaptés aux voyages de très longue durée nécessitant des bateaux robustes et volumineux pour emporter de nombreuses provisions et de l'espace pour stocker les échantillons prélevés.
Sous son premier nom ou le second, le navire est représenté sur les iconographies aussi bien avec trois voiles par mât qu'avec quatre, soit avec ou sans cacatois. Imprécision d'artiste ou évolution de son gréement ?
L'Astrolabe ex Coquille ne doit pas être confondue avec L'Astrolabe de Jean-François de La Pérouse disparue en mer à l'île de Vanikoro en 1788 sous Louis XVI avec sa commensale La Boussole.
Les cocotiers sont un trop raides, j'avais utilisé des pointes de plumes blanches extraites de plumeaux ménagers teintés ocre et vert. Depuis, j'utilise du papier crépon ou de soie, armé d'un fil d'acier très fin qui tient lieu de rachis et permet de recourber les feuilles à volonté. Les folioles sont pennées de part et d'autre au scalpel. Cette méthode, assez longue à mettre en œuvre permet de former un feuillage plus réaliste que les plumes utilisées ici.
Les pointes de jeunes feuilles de petites fougères séchées peuvent aussi convenir selon l'échelle mais la teinte est fugace. Une peinture vinylique les stabilise et apporte une couleur solide.
Verre soufflé ancien, d'origine polonaise semble-t-il, d'un lot de six déniché aux puces de Saint-Ouen.
Volume de de 10 litres, diamètre 22 cm, longueur 37 cm, estampé "10" sur le cul.
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